Conférence de l' ICPIC du mercredi 21 juin

Le mercredi 21 juin 2017, la 4ème conférence de l’ICPIC (Conférence Internationale de la Prévention et du Contrôle des Infections) s’est tenue à Genève. L’occasion pour l’équipe du projet CLIP-H, pilotée par les Professeurs Badillo et Pittet, de présenter leurs résultats de recherche.

Lors de la session consacrée à l’innovation, aux médias et à l’hygiène des mains, Dr. Virginie Zimmerli et Mélissa Baudrillart ont présenté les résultats de leurs recherches sur l’impact de la campagne mondiale de l’hygiène de mains dans la presse anglophone ainsi que les usages de Twitter dans le domaine de l’hygiène des mains et du contrôle des infections.

          

Concernant l’analyse de l’impact de la campagne mondiale du 5 mai sur l’hygiène des mains dans la presse anglophone, Dr. Virginie Zimmerli a mis en évidence quatre points principaux :

  • Le nombre d’articles de presse concernant l’hygiène des mains augmente en période de campagne (du 5 au 7 mai).
  • Les mots-clés : « Infection control », « Clean hands », « Hand sanitizer » sont fortement liés à l’hygiène des mains (« hand hygiene »).
  • Les mots-clés : « Antibiotic resistance » et « Antimicrobial resistance » sont de plus en plus utilisés dans les articles traitant de l’hygiène des mains.
  • Sur la période de 2005 à 2017, on observe une nette augmentation de l’impact de la campagne du 5 mai.

                                    

Concernant les usages de Twitter, Mélissa Baudrillart a présenté deux points majeurs :

  • L’événement du 5 mai génère une augmentation du nombre de tweets, d’utilisateurs, de mentions et de hashtags pertinents dans le domaine de l’hygiène des mains.
  • La campagne recentre la discussion autour des enjeux en termes d’hygiène des mains et de contrôle des infections :
    • Ce qui améliore la circulation de l’information
    • Et augmente le nombre d’individus atteint durant cette période
    • Pour faire grandir la communauté et la campagne pour la prévention et le contrôle des infections sur Twitter, il faudrait encourager les différentes parties prenantes (professionnels de la santé, entreprises dans le domaine médical, décideurs…) présentes sur le réseau social à se connecter entre eux mais également inviter les patients (e-patients) à prendre part au débat.